Une chaussette femme se choisit sur deux critères seulement : la matière, qui décide de la régulation thermique et de la durabilité, et la hauteur, qui dépend de la chaussure et du vêtement. Le reste, motif et couleur, relève du goût. C'est aussi la pièce où la différence de qualité se sent le plus vite à l'usage.
Le coton peigné, dont les fibres courtes ont été retirées, est plus doux, plus résistant et moins pelucheux qu'un coton ordinaire : c'est le bon choix du quotidien. La laine mérinos régule la température dans les deux sens, tient chaud sans surchauffer, et ne gratte pas contrairement à la laine classique ; elle limite aussi les odeurs sur plusieurs journées. Le fil d'Écosse, un coton doublement peigné et gazé, offre une finesse et un lustre qui conviennent aux chaussures de ville. Le synthétique pur, lui, retient l'humidité et se réserve au sport technique.
La socquette invisible disparaît dans une basket ou une ballerine, à condition d'avoir un talon siliconé, faute de quoi elle glisse. La socquette classique s'arrête à la cheville. La chaussette haute femme monte au mollet et se porte sous un pantalon, seule hauteur qui ne découvre pas la jambe quand on s'assoit. Le mi-bas monte sous le genou et tient chaud sous une botte ou une jupe : en laine bouclée, c'est la chaussette femme la plus chaude de la sélection. Les chaussettes fantaisie femme, à motifs ou à couleurs franches, se portent aujourd'hui avec des tenues sobres.
Trois détails distinguent une chaussette femme qui tient d'une chaussette qui file. Un talon et une pointe renforcés, souvent d'une couleur légèrement différente à l'intérieur. Une couture de pointe plate, dite remaillée, qui ne blesse pas les orteils. Et un bord-côte élastique cousu et non simplement tricoté, qui empêche la chaussette de tomber après quelques lavages. Ces trois points expliquent l'essentiel de l'écart de prix. Sur la même jambe, les collants femme se lisent en deniers et les bas et autofixants s'arrêtent en haut de la cuisse : trois familles, trois façons de choisir.