La taille d'un soutien-gorge femme combine deux mesures : le tour de dos, exprimé en 80, 85, 90 et au-delà, et la profondeur de bonnet, exprimée en lettres de A à L. Ces deux valeurs ne sont pas indépendantes : à volume de poitrine égal, un 90C et un 85D offrent le même bonnet. C'est ce qu'on appelle les tailles sœurs, et c'est ce qui explique qu'un même corps porte deux tailles différentes selon la marque.
Chaque type de soutien-gorge répond à une attente précise, et la question qui revient le plus souvent n'est pas « quel modèle est le plus joli » mais « lequel va me tenir toute la journée ». Un soutien-gorge femme bien choisi se juge à trois points : la bande de dos doit rester horizontale sans remonter, les bonnets doivent envelopper la poitrine sans la comprimer ni bâiller, et les bretelles ne doivent supporter qu'une petite partie du maintien. Si vous resserrez sans cesse vos bretelles, ce n'est presque jamais le bonnet qui est en cause, c'est le tour de dos qui est trop large.
Les poitrines menues gagnent en galbe avec un soutien-gorge push-up ou un modèle à coques, qui redessinent le décolleté sans contraindre. Les poitrines généreuses trouvent leur maintien dans un soutien-gorge emboîtant, dont les bonnets couvrants répartissent le poids, ou dans un soutien-gorge minimiseur qui affine la silhouette sous un chemisier. Le balconnet relève et dégage le haut de la poitrine, idéal sous un décolleté carré. Le triangle et la bralette, eux, jouent la souplesse : peu ou pas de maintien, beaucoup de confort.
Le soutien-gorge sans armature a longtemps été associé au manque de tenue. Ce n'est plus vrai : les modèles actuels compensent par des bonnets doublés et des bandes de dos larges, et ils restent le meilleur choix pour les journées longues, les poitrines sensibles et l'après-grossesse. L'armature, elle, garde l'avantage quand on cherche une projection nette et un décolleté dessiné. Les deux familles se valent, elles ne répondent simplement pas à la même attente.
La poitrine change avec les années : le tissu se relâche, le volume se déplace vers le bas et la peau devient plus sensible aux frottements. Trois choses comptent alors davantage. Des bonnets couvrants et construits en plusieurs pièces, qui remontent et soutiennent au lieu de simplement contenir. Une bande de dos large, qui répartit la charge sans marquer. Et des bretelles qu'on peut régler, assez espacées sur le dos pour ne pas tomber au moindre mouvement. C'est aussi l'âge où l'on gagne le plus à refaire ses mesures : le tour de dos évolue souvent d'une taille sans qu'on s'en aperçoive, et c'est ce qui explique la plupart des inconforts.
Le confort ne vient pas d'une forme en particulier mais de trois détails de construction. Une bande de dos large et bien ajustée, qui porte l'essentiel du maintien. Des coutures plates ou une absence de couture sous le bonnet, là où la peau frotte le plus. Et des matières qui respirent, coton ou microfibre respirante, plutôt qu'un polyester fermé. À ces conditions, un modèle avec armature peut être plus confortable qu'un modèle sans, l'inverse étant vrai aussi : c'est l'ajustement qui décide, pas la présence d'une armature.
La conséquence pratique est qu'il faut mesurer, et non deviner. Deux tours de ruban suffisent : l'un juste sous la poitrine, parallèle au sol, l'autre à la pointe de sein. Ce sont ces deux nombres, et leur écart, qui donnent la taille de soutien-gorge, pas la taille de vêtement. Une taille de soutien-gorge femme se revérifie une fois par an : le tour de dos suit les variations de poids et se déplace souvent d'un cran sans qu'on le remarque.
Nos bonnets vont du A au L et au-delà, ce qui couvre aussi bien les poitrines menues que les bonnets profonds que la plupart des enseignes s'arrêtent de proposer au D. Repères de correspondance les plus utiles :
Le vestiaire ne se résume pas au quotidien. Le soutien-gorge sans bretelle et le soutien-gorge bandeau répondent aux épaules dégagées, le modèle dos nu aux robes échancrées dans le dos, et le soutien-gorge invisible aux matières fines sous lesquelles rien ne doit se deviner. Pour le sport, un soutien-gorge de sport femme se choisit par niveau d'impact plutôt que par taille de poitrine : maintien léger pour le yoga, maintien fort pour la course, la brassière restant la forme la plus répandue. Et pour la grossesse et l'allaitement, le soutien-gorge d'allaitement ajoute des bonnets ouvrants et des matières souples qui accompagnent les variations de volume : c'est le modèle que cherche une femme enceinte dont le tour de dos change avant le bonnet.
C'est la question la plus posée après celle de la taille, et la réponse est la même dans les deux cas : un bonnet emboîtant assemblé en plusieurs pièces, avec une couture sous le sein. C'est cette couture qui remonte le volume, là où un bonnet moulé d'un seul tenant se contente de contenir. Trois autres points comptent sur une poitrine forte ou tombante : un dos élargi et multi-agrafes, puisque c'est lui et non les bretelles qui reprend la charge, des bretelles élargies et posées écartées, et une armature qui encercle entièrement le sein jusque sous le bras. Le balconnet et le push-up font l'inverse : ils reportent tout sur une bande étroite et sur les bretelles, ce qui se paie en fin de journée.
La réponse est contre-intuitive et c'est pour ça qu'elle revient sans cesse : sous un haut blanc, il ne faut pas porter de blanc. Un soutien-gorge blanc crée un contraste net avec la peau et se dessine à travers la maille, surtout en lumière du jour. La bonne couleur est celle de votre peau, nude, beige, caramel ou brun selon la carnation : elle se confond avec le corps et disparaît. Le noir reste visible sous un tissu fin, même épais. Cette règle vaut pour toutes les matières claires, pas seulement le blanc.
Chaque marque de soutien-gorge de notre sélection est retenue sur son travail de coupe : Triumph, Anita, Freya, Sloggi, Passionata, Wacoal et Elomi. Ce qui les distingue n'est pas seulement le style : ce sont des marques qui construisent des gammes complètes de tailles, avec des soutiens-gorge femme grande taille pensés comme tels et non comme des tailles étirées à partir d'un patron standard. C'est cette profondeur qui permet de trouver la même forme dans plusieurs bonnets, et de changer de modèle sans repartir de zéro sur la taille. Les modèles les plus travaillés, dentelle apparente et ensembles coordonnés, se retrouvent quant à eux du côté de la lingerie sexy.