Le boxer est ajusté et coupé mi-cuisse, le caleçon est flottant et coupé large, le slip est le plus court et le plus près du corps. Une ceinture large, tissée et cousue à plat ne roule pas et ne marque pas : c'est elle qui décide de la durée de vie du vêtement, bien avant la matière.
Le vocabulaire prête à confusion, et chaque type de sous-vêtement homme a son terrain. Le boxer est aujourd'hui la coupe majoritaire, et la seule qui fonctionne réellement sous un jean serré ou pour le sport : il maintient sans comprimer et ne remonte pas. Le caleçon, sans élasthanne ou presque, privilégie l'aisance et la respirabilité : on le porte volontiers la nuit ou chez soi. Le slip ne dépasse jamais sous un vêtement ajusté et reste le choix de ceux qui cherchent le minimum de matière.
Un sous-vêtement homme en coton reste la référence du quotidien : il respire et se lave chaud. Un sous-vêtement homme en coton élasthanne, avec quelques pour cent de stretch, garde la respirabilité du coton en ajoutant le maintien qui manque au coton pur. Le coton bio répond à une demande de peau sensible autant que d'origine de la matière, et un sous-vêtement homme thermique, à maille grattée, prend le relais quand le froid s'installe. La microfibre et les mailles techniques, elles, sèchent vite et évacuent la transpiration : c'est le sous-vêtement homme du sport et des journées longues. Le point souvent négligé est la ceinture : une ceinture large, tissée et cousue à plat ne roule pas et ne marque pas, c'est elle qui fait la différence entre un vêtement qu'on garde deux ans et un qu'on jette.
Le polyester pur et les mailles entièrement synthétiques sans fibre naturelle sont les matières qui posent le plus de problèmes au contact prolongé : elles retiennent l'humidité et la chaleur, ce qui favorise les irritations sur une journée entière. Une maille technique bien conçue pour le sport est une autre affaire, elle est étudiée pour évacuer. Quant au boxer, son inconvénient tient à sa qualité même : parce qu'il est ajusté, un modèle trop serré ou dans une matière fermée comprime et tient chaud. Le remède n'est pas de changer de coupe mais de choisir la bonne taille et une matière respirante. Le caleçon flottant reste, lui, le plus aéré des trois par construction.
Le pyjama homme se choisit d'abord sur la matière et la saison : coton léger ou popeline pour l'été, flanelle et molleton pour l'hiver, avec des coupes droites qui ne gênent pas au sommeil. Le peignoir homme en éponge sert au sortir de la douche, tandis que la robe de chambre, en matière non absorbante, tient chaud dans la maison. Ces trois pièces ont en commun d'être achetées pour durer plusieurs années, ce qui déplace le critère vers la solidité des coutures et la tenue de la matière au lavage.
Les chaussettes homme se distinguent par la matière et la hauteur : coton peigné pour le quotidien, laine mérinos pour l'hiver, fil d'Écosse pour la ville, socquette invisible sous une basket. Côté bain, deux familles bien distinctes : le short de bain, coupé long et porté sur les hanches, adapté à la plage et aux longues journées, et le slip de bain, plus court et ajusté, privilégié pour la nage en piscine où la coupe compte pour la performance.
Beaucoup de marques de sous-vêtement homme traitent encore le masculin comme une annexe de la lingerie femme, avec deux coupes et trois couleurs. Nous avons fait l'inverse en construisant une gamme complète : toutes les coupes, du slip au caleçon, déclinées sur l'ensemble des tailles, avec le vêtement de nuit, les chaussettes et le maillot de bain traités comme des catégories à part entière et non comme des compléments.