Le moment de vérité d'un maillot de bain grande taille est l'entrée dans l'eau : la maille se gorge, se détend, et le volume à porter augmente d'un coup. Un maillot qui tenait parfaitement à sec peut lâcher en trois secondes. C'est ce test, et non l'essayage en cabine, qui départage les modèles construits des modèles simplement extensibles.
Le maillot de bain tankini grande taille offre souvent le meilleur compromis : il couvre le ventre sans imposer la contrainte d'un une-pièce au moment de se rhabiller. Le une-pièce à découpes apporte le maintien le plus stable pour nager, grâce à sa doublure continue. Le deux-pièces à composer taille par taille reste la seule réponse au décalage fréquent entre tour de poitrine et tour de hanches, qui s'accentue sur les grandes tailles.
Trois points se vérifient à sec et se paient dans l'eau. L'armature d'abord, seule à délimiter le bonnet quand la maille se détend. Le dos ensuite, qui doit s'ajuster par agrafes et non par un simple nœud, un nœud se desserrant systématiquement au premier plongeon. Les bretelles enfin, larges et réglables, ancrées assez écartées. Un maillot de bain grande taille vendu en tailles S, M, L ne réunit presque jamais ces conditions.