Trois pièces se distinguent par leur longueur et par leur rigidité. Le bustier s'arrête sous la poitrine ou à la taille et reste souple. Le corset femme descend jusqu'aux hanches et se resserre par un laçage ou des baleines rigides. La guêpière conserve cette longueur en y ajoutant des jarretelles. Du plus portable au plus contraignant, l'ordre est toujours le même pour une femme : bustier, guêpière, corset.
Le bustier est le plus discret et le plus portable : sous une robe à épaules dégagées ou une robe de mariée, il fait office de soutien-gorge et disparaît. Le corset femme est devenu une pièce d'habillement à part entière, porté apparent sur une chemise ou un pantalon taille haute, et la robe corset femme prolonge le même mouvement. En noir, un corset femme s'accorde avec tout, ce qui explique la domination de cette couleur sur le segment. La guêpière, elle, relève de l'ensemble complet, avec bas non autofixants et jarretelles, plutôt que du quotidien.
Trois éléments se cumulent, et l'absence d'un seul suffit à le faire descendre. Les baleines latérales, qui empêchent la pièce de vriller. Une bande siliconée à l'intérieur du bord supérieur, qui adhère à la peau. Et surtout un ajustement plus serré qu'un soutien-gorge classique : la bande doit être resserrée d'un cran supplémentaire, parfois d'un tour de dos en dessous. Sur une forte poitrine, cherchez un modèle à bonnets armaturés intégrés plutôt qu'un simple tube extensible.
C'est le segment le plus mal servi du marché, et pour une raison technique : un corset grande taille demande un baleinage repensé et une répartition de la tension sur une surface plus large, faute de quoi il roule au niveau de la taille et marque sous les bras. Les modèles qui fonctionnent associent un bonnet armaturé intégré et un dos à plusieurs rangées d'agrafes permettant de régler la taille indépendamment du buste.