Le soutien-gorge Wacoal vient d'une maison qui a bâti sa réputation sur la mesure. Fondée à Kyoto en 1946 par Koichi Tsukamoto, elle est la première marque de lingerie du Japon, dans un pays où le soutien-gorge n'existait pas : Tsukamoto a découpé son premier patronage dans du papier pour sa femme, et le modèle « no 101 » a été commercialisé quatre ans plus tard.
La maison a lancé le soutien-gorge sans couture dès 1959, bien avant que la microfibre ne généralise le procédé en Europe. Cette avance vient d'une méthode : les bonnets sont dessinés à partir de relevés morphologiques, et non d'un patron gradué vers le haut et vers le bas. En pratique, cela se voit sur deux points, la profondeur du bonnet au niveau du bas de sein et la position de l'armature sous le bras, là où la plupart des marques généralistes décalent simplement le patron.
Trois familles couvrent l'essentiel du catalogue. Le soutien-gorge Wacoal minimiseur redistribue le volume vers les côtés plutôt que de comprimer : il fait gagner une taille apparente sous une chemise sans écraser la poitrine, et c'est la forme la plus demandée de la marque en France. Les soutiens-gorge Wacoal à coques donnent une ligne nette sous un vêtement fin. Un soutien-gorge Wacoal sans armature garde une vraie tenue grâce à des bonnets doublés et une bande de dos large, là où l'absence d'armature signifie souvent absence de maintien ailleurs. Le soutien-gorge Wacoal avec armature reste la référence pour un maintien de journée complète.
La gamme couvre du bonnet A au bonnet H et la marque est distribuée dans plus de 70 pays, ce qui explique que les correspondances de taille figurent en plusieurs systèmes sur les étiquettes. Un soutien-gorge Wacoal se choisit sur deux mesures, le tour de dos et le tour de poitrine, jamais sur une taille de vêtement. Le piège propre à cette marque est ailleurs : ses bonnets étant construits sur relevé, ils paraissent souvent plus petits à l'essayage qu'ils ne le sont réellement, et beaucoup montent d'une lettre sans en avoir besoin.