Un soutien-gorge push-up ne fait pas grossir la poitrine, il la déplace : des coussinets placés sous le bas du bonnet remontent le volume existant et le ramènent vers le centre. C'est ce double mouvement, vers le haut et vers l'intérieur, qui crée le décolleté. L'épaisseur des coussinets décide de l'intensité, du rehaussement discret à l'effet très marqué.
Les soutiens-gorge push-up se classent par niveau. Le push-up léger, avec un coussinet fin et dégradé, redessine la ligne sans que cela se voie : c'est celui du quotidien, portable sous un chemisier. Le push-up marqué, avec un coussinet épais concentré sur le bas du bonnet, remonte franchement et se réserve aux décolletés. Entre les deux, les modèles à coussinets amovibles laissent choisir selon la tenue, et c'est souvent le meilleur achat quand on hésite.
Contrairement à une idée répandue, oui, mais pas n'importe lequel. Sur une poitrine généreuse, un coussinet épais ajoute du volume là où il y en a déjà et déséquilibre la silhouette. Ce qui fonctionne, c'est un soutien-gorge balconnet push-up à effet léger monté sur une base emboîtante, avec armature et dos large : il remonte sans ajouter. Les poitrines menues, elles, tirent le plus grand bénéfice d'un coussinet marqué, qui comble le haut du bonnet souvent creux sur ces morphologies.
Deux réglages font toute la différence. Les bretelles d'abord, qui doivent rester lâches : un push-up qui tire sur les épaules signale une bande de dos trop large, jamais un bonnet trop petit. Le placement ensuite : après avoir agrafé, penchez-vous en avant pour laisser la poitrine se placer dans le bonnet, puis redressez-vous. Sans ce geste, le coussinet pousse à côté du volume au lieu de le porter, et l'effet se perd entièrement.
Triumph, Passionata et Wacoal travaillent le push-up avec des coussinets dégradés qui évitent l'effet bloc, et proposent la même ligne dans plusieurs profondeurs de bonnet.